Potsdamer Platz (Berlin) est un projet piloté par le public, réalisé par le privé.- Photo : © Lecroart (Paul), IAU îdF
Canary Wharf en 2006 : un quartier d’affaires privé, exclusif mais un moteur pour l’économie de Londres et pour Thames Gateway.- Photo : © Lecroart (Paul), IAU îdF
Hammarby Sjöstad, le grand quartier durable de Stockholm.- Photo : © Lecroart (Paul), IAU îdF
L’attractivité internationale, moteur de la stratégie de Barcelone.- Photo : © Lecroart (Paul), IAU îdF
Grâce à sa conception ouverte sur la ville, l’université Paris VII constitue un des moteurs de Paris Rive-Gauche, voire de la Seine amont.- Photo : © Gallet (Linda), IAU îdF
Mars 2007
Les projets urbains d’envergure sont l’un des outils de mise en oeuvre des stratégies d’aménagement et de développement des grandes métropoles. Ambitieux et innovants, ces projets symbolisent le dynamisme des villes qui s’adaptent à un monde en perpétuelle évolution. Ce sont aussi des leviers puissants du renouvellement urbain et de l’expérimentation grandeur nature d’un urbanisme plus durable.
Le Conseil régional d’Île-de-France a affirmé sa volonté de conduire le changement de la métropole francilienne en adoptant son nouveau schéma directeur.
Comme la plupart des métropoles européennes, l’Île-de-France est, aujourd’hui, confrontée à trois grands défis : réduire les inégalités territoriales, sociales et environnementales, anticiper les mutations climatiques et énergétiques, développer l’emploi, l’excellence économique et son rayonnement dans le monde, autant de questions auxquels les grands projets urbains apportent des réponses spécifiques et originales.
Londres, Berlin, Amsterdam, Milan, Barcelone, Copenhague, Glasgow, Rotterdam, Gênes… sont parmi les métropoles porteuses de projets qu’analyse le dernier numéro des Cahiers sous l’angle des stratégies et des conditions de leur réalisation, dans la perspective d’en tirer des enseignements pour l’Île-de-France.
La plupart des exemples présentés portent sur la transformation en profondeur de sites de grande dimension et affichent des objectifs quantitatifs à long terme (20-25 ans) importants : en moyenne entre 5 000 et 20 000 nouveaux logements et entre 10 000 et 60 000 nouveaux emplois. Ils concernent des sites à fort potentiel qui exigent généralement une intervention publique importante pour assurer leur développement.
L’intensité urbaine y est recherchée à travers la centralité, la densité et la mixité.
Leurs ambitions sont nombreuses et quelquefois contradictoires : régénération économique et urbaine, développement économique et culturel, réduction des disparités sociales et territoriales, réduction de l’empreinte écologique etc..
Si l’impact réel des grands projets sur les économies métropolitaines est difficile à mesurer, il est certain qu’ils apportent une réponse significative aux multiples besoins des métropoles (construction de logements, de bureaux, d’espaces d’activités pour la recherche et le développement, de grands équipements, etc.) et qu’ils contribuent fortement à la métamorphose de certains territoires urbains dégradés. Souvent associés à l’organisation d’un événement de notoriété internationale, ils ont montré leur capacité à changer radicalement la perception interne et externe de ces métropoles.
Autres études dans le même domaine :
Aménagement urbain | Grands projets urbains
Comparaisons internationales | Planification et développement du territoire
Projets urbains et stratégies
à Barcelone est un projet de transformation d’anciens tissus industriels en un quartier mixte dédié à l’innovation économique. Surface : 198 ha.
Objectif : 130 000 emplois. 40 000 habitants
est un site clé de la stratégie d’attractivité de la ville-land de Berlin. Surface : 420 ha.
Objectif : 20 000 à 25 000 emplois. 10 000 étudiants. 10 000 habitants
est un projet de régénération économique et urbaine du corridor industriel de la Clyde à Glasgow et au-delà. Surface : 660 ha
Objectif : 33 000 emplois (2020). 15 000 logements
est une opération de transformation d’un espace délaissé du front de mer de Barcelone en une centralité à vocation d’affaires et de loisirs. Surface : 216 ha.
Objectif : 14 100 emplois. 4 900 logements
est une sorte de ville nouvelle en cours d’aménagement sur un chapelet d’îles artificielles à l’est d’Amsterdam. Surface : 400 ha.
Objectif : 45 000 habitants. 12 000 emplois (2020)
est le projet phare de Copenhague conçu, au débouché de la liaison vers la Suède, comme un centre urbain mixte mêlant activités innovantes et habitat. Surface : 310 ha.
Objectif : 52 000 emplois. 20 000 habitants. 20 000 étudiants (2020-2030)
est une reconquête du port intérieur de Gênes pour l’accueil de grands équipements structurants. Surface : 55 ha.
Programme prévisionnel : Équipements (130 000 m2). Commerce (40 000 m2)
est un site clé de la stratégie d’attractivité de la ville-land de Berlin. Surface : 48 ha.
Programme prévisionnel : Bureaux-Équipements-Logements (1 100 000 m2)
à Rotterdam est un projet de reconquête progressive d’espaces portuaires en activité qui anticipe leur restructuration à long terme. Surface : 1 500 ha.
Objectif : 15 000 logements (2030). 10 000 emplois
est une vaste et ambitieuse « stratégie-projet » de régénération urbaine d’un espace en difficulté : le corridor de la Tamise à l’est de Londres qui s’appuie sur de grands projets tels que Stratford City, Lower Lea Valley (site des Jeux olympiques de 2012) ou Ebbsfleet Valley.
Stratford City. Bureaux-commerces : 770 000 m2. ; 5 100 logements. Olympic Park : 6,300 Bureaux-Logements. Parc 8,5 ha
est le grand projet de reconversion du port industriel de Malmö (Suède) en un éco-quartier innovant. Surface : 1 450 ha.
Programme prévisionnel : Stratford City : Bureaux-Commerces (770 000 m2) ; 5 100 logements. Olympic park : 8,5 ha ; 6 300 logements
a pour ambition de devenir le futur grand centre tertiaire et urbain d’Amsterdam – et des Pays-Bas – autour d’une nouvelle gare TGV. Surface : 275 ha.
Objectif : 60 000 emplois. 30 000 chercheurs & étudiants. 15 000 habitants (2020)